"Je suis né à La Tronche, ça c’est fait.
Assez jeune, j’ai commencé le piano au conservatoire. J’ai vécu un an à Los Angeles où j’ai appris la musique de l’anglais et… le basket. De retour en France l’école a été un problème, la famille était un problème, et un prof de piano a eu raison de mes nerfs : Bach, Bach, Bach… Mais finalement, c’est la musique qui a gagné. Ce magnifique échappatoire !
Après le bac, j’étudiais l’harmonie et les partitions d’orchestre. La littérature également, j’adore lire. J’ai écouté beaucoup de groupes des années 70, beaucoup de classique, et puis, en vrac, Brel, K. Jarrett, Piazzola, John Cage, P. Glass, Daft Punk… En même temps je poussais mon colocataire au suicide en enregistrant des tonnes de trucs sur un atari et en improvisant au piano.
Puis les commandes de musique ont commencé à tomber :
Danse contemporaine, théâtre, puis cinéma et télévision.
En 1994, je co-compose la musique du spectacle « Rossignol et Palimpseste » du chorégraphe Jean-Francois Duroure. Nominé aux Victoires de la Musique. Pas peu fier pour mon 1er contrat ! J’ai 23 ans.
Je découvre l’univers hyper créatif du théâtre. En collaboration avec Stéphanie Tesson, je compose plusieurs bandes sons pour ses spectacles. Je commence à accompagner des compagnies dans des performances d’impro live. A la Ménagerie de verre, c’est devant 30 danseurs chevronnés que j’ai du improviser une musique au piano pour la chorégraphe Ruth Barnes, 45min d’impro, hyper exigeant mais passionnant !
Avec l’artiste Xavier de Richemont je compose pour des mises en lumières monumentales de bâtiments et monuments, au Mexique et au Canada notamment. Et puis en 2013, je décroche un contrat pour la Fête des Lumières de Lyon. La mise en lumière du « Mur des lyonnais », du temps où la célèbre fête des lumières de Lyon avait encore lieu, obtient le Prix des Partenaires.
En parallèle, je commence à composer pour des courts métrages sur des projets indépendants « Lô », « La bouche », « Acte manqué » … et puis la télévision, Thalassa, Canal+ pour les « Nouveaux Explorateurs », France 2 pour « J'ai marché sur la Terre » animé par Mathieu Vidard. C’était stimulant de mettre en musique des univers aussi différents qu’un documentaire sur l’échouage de baleines en Tasmanie , ou un film sur les plus grands cinéastes d’aujourd’hui réalisé par l’incroyable Sarah Bertrand. « There is no direction » a d’ailleurs été sélection officielle Cannes Classics en 2005.
Parallèlement je composais des chansons et écrivais des textes.
Et puis en 2008, une audition pour Dionysos…
Ils cherchaient un clavier avec une formation classique, ils m’ont pris ! Zéniths, grands festivals, du son, de l’énergie. Puis une deuxième tournée avec eux et une autre, plus longue, avec Eiffel, m’ont bien ancrées dans l’univers de la scène.
Je développais en même temps mon propre groupe rock-électro, Yeggmen, avec un album sorti en 2019 et de nombreux concerts.
C'était le bon moment ...
Compositions, arrangements, studios, tournées, matos, coaching vocal, enregistrements... naturellement, et de fil en aiguille, j'ai mis un pied dans le monde de la réalisation d'album. Un Lp, trois Ep, et une dizaine d'artistes suivis, et l'envie de continuer l'aventure de "réal".
La scène me prolonge, mais la composition et la réalisation restent ma colonne vertébrale.
J’ai mon propre studio, et suis ouvert à tous les projets.
Et j’aime à nouveau Bach. "
